La santé mentale est définie par l’OMS comme un état de bien-être résultant d’un sentiment d’identité positif, de la capacité à gérer les pensées et les émotions, d’établir des relations sociales, d’apprendre et d’acquérir une éducation qui permet une pleine participation à la société. Les enfants et d’adolescent.e.s vivant avec le VIH (EAvVIH) sont particulièrement touchées par des troubles de santé mentale du fait de leurs vulnérabilités multiples. Lorsque ces troubles ne sont pas diagnostiqués et pris en charge, ils peuvent entraîner des comportements à risques tels que l’abus de substances psychoactives, les relations sexuelles non protégées, une mauvaise observance du traitement antirétroviral, une décompensation psychique, et dans des cas extrêmes, l’automutilation voire le suicide. La pénurie de professionnels de santé mentale (psychiatres et psychologues cliniciens) dans la plupart des pays africains contribue largement au sous-diagnostic de ces troubles. De nombreux psychiatres africains ont été formés à la thérapie familiale systémique (TeFAS) et certains ont une expérience dans l’accompagnement des personnes vivant avec le VIH. Cette approche psychothérapique est de surcroît, efficace et praticable par des acteurs non spécialistes de santé mentale. L’étude Pré-TEFAS.com prévue au niveau des deux sites pédiatriques (CHNEAR ET CHRBD) au Sénégal, va permettre d`élaborer des outils adaptés et validés de diagnostic et de prise en charge des troubles de la santé mentale facilement utilisables par les acteurs communautaires. A la suite d`un atelier d’adaptation et de validation des outils de collecte, un renforcement de capacités des prestataires et des acteurs communautaires de santé (médiateurs et de pairs éducateurs) sur ces différents outils de collecte a été organisé les 5 et 6 mars 2025 au Centre Hospitalier Albert Royer.